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Gagnez en autonomie en travaillant avec le privé

Un laboratoire de recherche ne manque généralement ni d’idées ni de projets. Ce qui peut lui manquer, en revanche, ce sont les moyens nécessaires pour les faire avancer : du temps, des compétences supplémentaires, des consommables, des équipements, des données, des terrains d’expérimentation ou encore des financements pour explorer une nouvelle piste.

Les financements publics restent le socle indispensable de la recherche académique. Mais ils sont aussi fléchés, sélectifs, soumis à des calendriers précis et octroyés/délivrés dans un environnement très compétitif. Les difficultés financières rencontrées par certains établissements et le développement de ressources propres font d’ailleurs partie des enjeux aujourd’hui identifiés pour construire des trajectoires universitaires plus durables.

La question n’est donc pas de choisir entre financement public et financement privé, elle est plutôt de savoir comment diversifier les ressources de votre laboratoire, afin de ne pas dépendre d’un seul dispositif et de conserver davantage de marges de manœuvre pour poursuivre vos recherches.

C’est précisément là que les partenariats avec les entreprises peuvent jouer un rôle.

Gagner en autonomie ne signifie pas privatiser sa recherche

Parler d’autonomie financière ne signifie pas transformer un laboratoire en entreprise, ni orienter tous ses travaux vers des objectifs commerciaux.

L’autonomie consiste avant tout à renforcer sa capacité d’action.

C’est pouvoir poursuivre un axe de recherche prometteur sans attendre nécessairement le prochain appel à projets. C’est disposer des moyens nécessaires pour réaliser une série d’expériences complémentaires, recruter un ingénieur, accueillir un doctorant, acquérir un équipement. C’est également être en mesure de conserver des compétences, de consolider une plateforme ou d’explorer une nouvelle application de ses travaux.

Dans un partenariat bien construit, l’entreprise ne se substitue pas au laboratoire. Elle apporte des ressources pour réaliser un programme scientifique répondant à un intérêt partagé.

Selon le projet et le montage retenus, une collaboration peut financer du personnel, des consommables, des équipements ou des travaux expérimentaux. Elle peut aussi donner accès à des données, des matériaux, des problématiques industrielles ou des conditions réelles d’utilisation difficiles à mobiliser dans le seul cadre académique.

Le partenaire privé apporte bien plus qu’un financement !

Une entreprise ne vient pas seulement avec un budget.

Elle apporte un besoin concret, un cas d’usage, des données, des matériaux, une connaissance du marché, un environnement industriel ou encore un terrain d’expérimentation.

Le laboratoire apporte, de son côté, ses connaissances scientifiques, ses méthodes, ses équipements, sa capacité d’analyse et son aptitude à lever des verrous technologiques complexes.

La rencontre entre ces deux mondes peut donner naissance à un projet qu’aucun des partenaires n’aurait pu mener seul.

Une problématique industrielle peut, par exemple, faire apparaître une nouvelle question scientifique. Une technologie développée pour une première application peut révéler un potentiel dans un tout autre secteur. L’accès à des données ou à des échantillons peut permettre de tester une hypothèse jusque-là difficile à explorer. La confrontation à des conditions réelles peut également renforcer la robustesse et la portée des résultats obtenus.

Le partenariat avec le privé ne finance donc pas uniquement l’application de recherches déjà terminées. Il peut aussi nourrir de nouveaux travaux, ouvrir de nouvelles hypothèses et donner une nouvelle dimension à un programme scientifique.

Votre laboratoire possède déjà des actifs qui ont de la valeur

Lorsque l’on parle de valorisation, on pense souvent immédiatement à un brevet ou à une technologie prête à être transférée.

Pourtant, la valeur d’un laboratoire ne se limite pas à son portefeuille de propriété intellectuelle. Elle peut résider dans une expertise scientifique rare, un modèle expérimental, un protocole ou un savoir-faire, une connaissance approfondie d’un phénomène ou d’un secteur…

Ces compétences peuvent répondre à des besoins très concrets rencontrés par les entreprises.

La difficulté est que le laboratoire et l’entreprise n’expriment pas toujours leurs besoins de la même manière. Le chercheur présente naturellement ses travaux par discipline, thématique scientifique ou objet de recherche. L’entreprise, elle, cherche généralement à résoudre un problème : améliorer un produit, comprendre un procédé, tester une hypothèse, réduire un risque, accéder à une méthode ou lever un verrou technologique.

Pour créer la rencontre, il faut donc être capable de traduire une compétence scientifique en réponse à un besoin socio-économique, sans la simplifier à l’excès ni en perdre la valeur.

Plusieurs chemins pour transformer votre expertise en ressources

La collaboration avec le partenaire privé ne prend pas une forme unique.

Un laboratoire peut réaliser une prestation reposant sur une méthode ou un équipement spécifique. Un chercheur peut apporter son expertise à un projet porté par une entreprise. Les deux partenaires peuvent également construire un programme commun de recherche, préparer une thèse CIFRE, rejoindre un consortium, engager une démarche de co-maturation ou installer une relation durable dans le cadre d’un laboratoire commun.

Lorsqu’un résultat présente un potentiel de valorisation, la relation peut aussi conduire à un transfert de technologie ou à une licence permettant à une entreprise de poursuivre son développement et son exploitation.

Clermont Auvergne Innovation accompagne ces différentes formes de partenariat, depuis la détection du bon partenaire jusqu’au montage du contrat de collaboration, de consortium, ou de prestation. Le bon montage est celui qui répond à la fois à l’intérêt scientifique du laboratoire, au besoin de l’entreprise et au niveau de maturité du projet.

Il ne s’agit donc pas de faire entrer chaque projet dans une formule prédéfinie. Il s’agit de choisir le bon outil au bon moment.

La valeur créée grâce à la recherche contribue ainsi à générer de nouvelles capacités de recherche.

L’enjeu n’est pas de rechercher une rentabilité financière pour elle-même. Il est de transformer les compétences et les résultats du laboratoire en ressources supplémentaires lui permettant de continuer à chercher, expérimenter et innover.

Plus de partenaires pour plus de liberté de chercher

L’autonomie d’un laboratoire ne se construit pas dans l’isolement.

Elle se construit en diversifiant ses ressources, en valorisant ses compétences et en choisissant les partenaires susceptibles de renforcer durablement ses capacités de recherche.

Le partenariat avec une entreprise privée ne remplace pas le financement public. Il peut néanmoins devenir un allié pour accélérer certains travaux, accéder à de nouvelles ressources, confronter les recherches à des besoins concrets et créer davantage d’impact.

En transformant vos expertises en opportunités de collaboration, vous créez de la valeur pour les entreprises, pour la société et pour votre laboratoire. Cette valeur peut ensuite alimenter de nouveaux projets et vous donner davantage de moyens pour poursuivre vos recherches.

Vous développez les connaissances. CAI développe les opportunités qui leur permettront d’aller plus loin.

Vous souhaitez identifier le meilleur partenaire pour vos travaux ou vos équipements ? Parlons-en ensemble.